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Dossier : La canicule de l'été 2003

Du 13 juillet 2009

La canicule de 2003 : un évènement météorologique exceptionnel

Soleil Tout débute fin mai avec des températures qui commencent à dépasser la barre des 30°c. Ces fortes chaleurs se poursuivent en juin avec 15 jours au dessus de 30°c et 5 jours au-dessus de 35°c. La chaleur s’intensifie en juillet. Les températures s’affolent, et pour ne rien arranger, les nuits deviennent étouffantes. En juillet, la moyenne des températures minimales se situe 4°c au-dessus de la normale.

Le pic de la canicule est atteint sur la première quinzaine du mois d’août, période durant laquelle, les maximales ne descendent jamais en-dessous de 36°c. Le 13, il fait jusqu’à 43°c dans le Tarn, à Burlats. Avec 19 jours au-dessus de 35°c, ce mois d’août « explose » tous les records. La moyenne des températures est impressionnante : par rapport aux normales des trente dernières années, les minimales affichent un excédent de 7°c et les maximales, un excédent de près de 10°c.


Un épisode presque ordinaire

« C'est pourtant une configuration météorologique assez classique que connaît l’Europe à la fin du mois de juillet, note Jacques Manach, directeur adjoint de la prévision à Météo France. L’anticyclone des Açores s’installe au dessus de l’Europe occidentale et la présence de ces hautes pressions rejette toutes les perturbations vers l’Irlande et le nord de la Scandinavie. » La France connaît alors un beau temps estival. À partir du 31 juillet, cependant, les choses se compliquent. Une masse d’air très chaud et très sec en provenance du sud arrive par les Pyrénées et enveloppe littéralement la France à compter du 4 août. À une altitude de près de 5000 m, cette masse agit comme une couverture, empêchant les basses couches de se refroidir, les Alpes, étant en partie responsable de ce blocage d’une durée jamais connu depuis la naissance de la météorologie, il y a 150 ans.

A VOIR : Les températures de l'été 2003

Paul-Frédéric Casset
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